L’agriculture intensive qui s’est développée au XXème siècle et qui s’est caractérisée par l’usage important d’intrants chimiques, et utilisant le sol comme un élément devant être rentabilisé au maximum, s’est accompagnée d’usages ayant fortement fragilisé l’environnement. De plus, on sait maintenant que les pesticides ont un impact réel sur la santé humaine. C’est pourquoi on assiste aujourd’hui à l’émergence de différentes formes d’agriculture ayant des pratiques respectueuses des hommes et de la nature. Une agriculture durable invite ainsi à promouvoir et à pratiquer une agriculture économiquement viable, saine pour l’environnement socialement équitable. Elle répond aux besoins d’aujourd’hui (aliments sains, eau de qualité, emploi et qualité de vie) sans remettre en cause les ressources naturelles pour les générations futures.

Parmi ces approches on trouve bien-sur l’agriculture biologique qui comprend un grand nombre de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Cultiver bio n’interdit pas cependant, l’utilisation de certains intrants chimiques, et des usages proches de l’agriculture conventionnelle : travail du sol, monocultures, mécanisation…

L’Agroécologie a pour but de mettre en place des systèmes alimentaires viables, tout en opérant une gestion écologique des ressources naturelles. Au-delà de pratiques comme le compostage, le non-labour ou les associations bénéfiques de cultures, ce mode de production prend en considération une meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, et le reboisement.

La Permaculture va plus loin qu’un simple système de production agricole écologique. Sa démarche englobe tous les aspects de la vie quotidienne et relie tous les éléments, y compris les êtres humains, les uns avec les autres. Une place importante est accordée au design du jardin, réalisé après une longue période d’observation et dans lequel les différentes parties sont placées de manière à optimiser les ressources disponibles, l’espace et les déplacements.

L’Agroforesterie désigne les pratiques associant des arbres, des cultures et/ou des animaux. La présence d’arbres au sein des parcelles apporte non seulement une diversification de la production, mais favorise les conditions de culture, en participant à leur protection, à la fertilité du sol, ou au déploiement de la biodiversité par exemple.